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Quelques compte-rendus d’écoute du Shaman

• Xavier d.R. – Forum LS3-5a – Posté le: 12 Juillet 2004 (www.ls3-5a-forum.com)
Sujet du message: Audiofolia, un plaisir à partager

Après quelques semaines d’utilisation, j’ai envie de vous faire part du plaisir d’écoute que me procure mon nouveau système à base d’appareils Audiofolia (…). Quelques mots pour expliquer l’évolution de mon système. J’écoute essentiellement du classique et plus de musique de chambre qu’orchestrale, des LP (plus de 1.000) plus que des CD (une centaine). Je privilégie la richesse et la variété de timbres, le legato et la nuance. En bref, il faut avant tout que ça coule sans se poser de questions.

(…) Le matériel utilisé jusqu’ici était un mélange de vintage et de neuf un peu exotique, avec une prédilection pour du matériel français : tuner Esart S25 et Onix, CD 723 CB, Thorens TD 124 sur socle en bois massif, SME 309, cellule Jan Allaerts MC1B, Euphya 310S et Mulidine Allegretto. Le câblage « Shindo/auditorium 23 » en HP et en liaison du DIY, argent pur et cuivre argenté.

L’écoute de cette configuration me procurait l’essentiel recherché : timbres, liant, émotion, avec des lacunes assumées comme des premières octaves faiblardes et une dynamique un peu sage. J’ai eu envie d’aller plus loin en tentant de conserver les qualités premières et en estompant les faiblesses intrinsèques.
Première piste, changer les enceintes, les Mulidine sont sages mais ont une qualité de timbres inégalable, avec une qualité de médium/aigu exquise. (…) Autre piste, l’électronique. Je suivais depuis leur génèse les expérimentations de Sham (Audiofolia) et j’ai été séduit par son absence de préjugés dans ses choix techniques (…). Donc je fais le choix à priori d’un préampli Audiofolia. Un préampli c’est bien, mais avec quel ampli ? Des totors, des tubes ? j’avais envie de tubes pour leurs qualités mais j’étais rebuté par la necessité des réglages de bias, etc. Enfin, comment harmoniser le tout ? Si cette quête est passionnante, je n’avais malheureusement pas le temps de courir les revendeurs.
(…) En Mars, Sham me parle du Shaman. Il se déplace un soir chez moi, le branche sur l’Euphya et au bout de cinq minutes, c’est l’évidence. Plus d’aération, plus de profondeur, plus d’assise dans le grave, plus de tout et on se dit à chaque disque : c’est ça. En Avril, il m’annonce la commercialisation de l’Alchemy, 2 x 20W double mono.

(…) Début Mai il vient à la maison, on installe le Shaman et l’Alchemy, j’ai prévu une paire de transfos pour ma cellule MC et l’écoute commence. En trente minutes c’est plié, le reste de la matinée confirme mes premières impressions et me conforte dans ce choix. Les appareils sont chez moi une dizaine de jours après avoir passé commande.
Depuis ? Mon épouse écoute de la musique, ma Thorens tourne tous les soirs. J’ai un peu plus soigné l’installation du système pour obtenir désormais un très grand plaisir d’écoute. Qualité de timbre, assise, nuances et rythme, sur ces critères c’est le bonheur, les Mulidine sont moins sages et je découvre à quel point elles n’avaient pas encore donné toute la mesure de leur talent, mais je découvre aussi leur limite en terme de dynamique.

Ce qui me frappe le plus, c’est le caractère d’évidence et de naturel procuré par l’écoute de mon système, aucun besoin d’intellectualiser. J’y retrouve une très grande fluidité, beaucoup d’aération, énormément de nuances, une palette sonore variée. l’image sonore, profonde et large, procure une grande véracité à l’écoute d’un orchestre. La dynamique insuffle une vie qui me laisse à penser qu’avant ça ronronnait gentiment.

Xavier d.R.

• Marc B. – Forum LS3-5a – Posté le: 29 Février 2004 (www.ls3-5a-forum.com)
Sujet du message: Shaman contre Lamm

(…) Ayant perdu le match précédent, Audiofolia Farfadet contre Audio Research Reference 2, je m’étais un peu entraîné, et avais âprement sélectionné un champion du monde, réputé à travers la planète audiophage comme l’un des tous meilleurs. La référence des timbres pleins et nuancés et du naturel, animant la musique d’une âme difficile à photographier sur les bancs de mesure. Chez moi, il avait, sur ces critères, mis sérieusement à mal le Farfadet et d’autres grands préamplis réputés, donnant l’impression de faire deux fois plus de notes que les autres, et intégrant chaque instrument dans un message musical cohérent.

Les médailles du champion sont là : http://www.lammindustries.com/PRODUCTS/LL2descr.html

(…) il reste 40 cm2 sans matos, on va pouvoir y poser le Shaman. L’engin est esthétiquement très réussi, la forme des boutons participant certainement au look cossu. La qualité perçue est excellente, on est en confiance pour y trouver un grand son. Afin d’affaiblir l’ennemi et lui rompre le moral, je propose d’attaquer par l’analyse des timbres et je mets une voix (Montand) sur les panneaux Quad. (…) les panneaux ont beaucoup de qualités, mais manquent un peu de détails et de vie, et il n’est pas très évident de démontrer que le Lamm est supérieur au Shaman. Je propose de passer aux LS3/5a. Comme prévu, ça pète bien plus et l’image s’ouvre, bien que l’on aie perdu l’extrême qualité de timbres des ESL63. (…) Mais ces enceintes n’arrivent toujours pas à bien exprimer la suprématie évidente du Lamm sur le Shaman. Alors je sors le grand jeu et ressors de leur écrin les Parsifal.

(…) Premier critère : les timbres et leurs nuances. Le Lamm propose un medium fabuleux, extrêmement naturel et nuancé. Le Shaman fait aussi bien, mais fait pareil dans le grave et pousse les harmoniques plus loin. La main gauche du piano est bien plus réaliste et on entend bien mieux à la fois les réverbérations de salle et les vibrations du cadre.

Second critère : le naturel. Encore un endroit où le Lamm constitue une référence du marché, en particulier sur les voix. Et bien je trouve que les voix sonnent un peu pareil entre le Lamm et le Shaman, mais le Shaman étend cette qualité à l’ensemble du spectre.

Troisième critère : la précision et l’image. Le Farfadet faisait déjà mieux que le Lamm sur ces critères. Je trouve que la précision a encore augmenté avec le Shaman, notamment dans le grave, où je le trouve bien plus juste que le Farfadet. L’image est précise et ponctuelle, mieux dimensionnée que le Farfadet, et plus cohérente aussi.

Quatrième critère : la rapidité, la dynamique et la vie.

Je regroupe les trois critères pour éviter le débat sur la segmentation. La rapidité du Shaman (transitoires) est très nettement supérieure à celle du Lamm, ce qui se traduit par une pêche bien accrue, avec des guitares ou des koras qui déménagent (et encore, mes amplis ont du mal à driver les Parsifal, qu’est-ce que ça donnerait avec plus d’aisance !), des attaques de piano qui réveillent. La micro-dynamique et les réverbérations accrues participent à la sensation de vie. Pour moi, le Lamm était une référence sur l’ambiance et la vie, le Shaman fait subjectivement au moins aussi bien.

Cinquième critère : l’agrément général d’écoute, la ligne mélodique.

Un grand point fort du Lamm, encore, cette capacité à offrir à la fois des nuances et la globalité d’une mélodie. Il est fréquent que l’on se noie dans les détails d’une restitution au point de passer à côté de la mélodie. Dans un système trop analytique, il devient alors agréable de mettre une source simplifiante, par exemple. Le Shaman ne m’a pas paru en reste de ce point de vue. Le message est riche, mais comme il est plein, on n’a pas le réflexe de se concentrer sur les détails pour être rassasié.

Conclusion:

A lire les CR précédents (sur le Shaman), j’imaginais découvrir un préampli à la Cello ou à la Goldmund qui aurait gardé la patte du Farfadet : une maîtrise parfaite des qualités objectives du manuel de l’audiophile, avec en sus le peps ajoutant un peu de rock&roll aux écoutes.

L’image générale que je conserve de ma première écoute est différente : c’est un tout indissociable de justesse des timbres, naturel, définition et énergie. Et ce, que l’on parle d’une main gauche, d’une voix, d’une guitare (je n’ai pas un système permettant de parler sérieusement d’un grand orgue, d’une belle contrebasse ou d’un orchestre symphonique). Et je préfère l’énergie naturelle des instruments à la dynamique-béquille qu’apportait le Farfadet. Non que ce fut mal fait, non que ce ne fut pas utile voire salutaire à certains systèmes, mais cela finit par m’apparaître un peu artificiel.

Cet équilibre et cette énergie naturelle me paraissent les plus grands atouts du Shaman. Je ne connais pas de préamplis du niveau d’analyse du Shaman, c’est à dire les meilleurs préamplis à transistors du marché, qui sachent apporter cette humanité propre aux grands préamplis à tubes.

Marc B.

• Marc C. – Forum LS3-5a – Posté le: 10 Février 2004 (www.ls3-5a-forum.com)

Sujet du message: Shaman parmi les préamplis « ultimes »? 

(…) Venant d’acquérir un nouvel ampli intégré mais qui selon le revendeur gagnerait à être accouplé avec un préamp, l’Audiofolia (Farfadet) paraîssait comme l’achat logique, tant il fait à « l’époque » l’unanimité et tant est la difficulté de se faire prêter du matériel même sous caution quand on débarque en moto avec une tête de jeunot. Le rendez-vous est donc pris avec le commercial un samedi après midi. Chose peu commune, c’est lui qui se déplace jusqu’à chez vous. D’allure simple je me demande si ce commercial en est bien un. Débarquant en moto, il explique les qualités de l’appareil et donne quelques précisions quant à la rigueur sur la tolérance des composants mais c’est tout. A tel point qu’avec lui je me suis sentis à l’aise et épargné de cette atmosphère pesante pour vous faire acheter. (…) A la première écoute j’ai tout de suite perçu des plus un peu partout. L’ampli (à tubes) est totalement neuf (50 heures de fonctionnement), aucune mise en oeuvre concernant la phase des appareils et pourtant ça fait son effet. Trois semaines plus tard j’étais acquéreur de ce fabuleux préampli. Alors vint la fin du rôdage des tubes, un petit allez-retour en Bretagne pour faire shunter l’atténuateur de l’ampli et une mise en phase des éléments à la maison. Là il n’y a plus à discuter, c’est génial, du bonheur et ce pendant dix mois jusqu’à ce que…

Une rumeur l’automne dernier comme quoi une évolution du préampli serait en cours ! (…) Il s’appellera Shaman. Les nouvelles fonctionnalités dont sera muni ce nouveau modèle m’intéressent pour le futur, et au passage les qualités musicales de l’appareil devraient s’en trouver améliorées. Je suis ça de près et attends avec impatience le jour de sa sortie… Ce moment arriva en toute fin de semaine dernière. Qu’elle ne fut pas ma joie et le plaisir d’aller le chercher, car je ne vous ai pas dit qu’ayant vendu mon Farfadet j’ai passé presque deux mois sans musique, « atroce »! Arrivé chez moi je le branche « illicopresto » et au bout de 30 secondes c’est déjà la claque, je n’en crois pas mes oreilles honnêtement. Comment le Farfadet déjà si bon (j’ai pu durant les 10 mois juger bon nombre d’autres appareils et entendu ce préampli sur près d’une dizaine de systèmes où je l’avais toujours trouvé supérieur dans l’ensemble) a-t-il pu se faire dépasser aussi nettement ?

Evidemment on n’est pas totalement dépaysé. L’ouverture, la dynamique, l’ampleur… on reconnaît bien un préampli Audiofolia. Mais la transparence et l’aération sont d’un autre monde. Partant de là on gagne sur de nombreux critères qui au final ne font qu’embellir la musique que l’on écoute. Le Farfadet proposait de très beaux timbres et une grande palette de « couleurs », le Shaman en propose le double avec des timbres plus vrais (oui on arrive presque au plus blanc que blanc). On entend des nuances, des ambiances, des fins de notes et des détails insoupçonnés avec le « petit frère « . La bande passante va encore plus haut avec toujours ce même soyeux, cette absence de crispation (paraît qu »il explore aussi plus bas, mais mes enceintes ne me permettent pas de le confirmer). Mais le plus surprenant, sont les passages complexes. Tout reste intègre, la compréhension du message sur les grands orchestres devient lisible comme un texte dans votre langue natale et en caractère d’imprimerie svp !! Faut vraiment du hard rock (du bruit en fait) pour sentir du brouhaha. Effarant ! En bref, il en ressort dans l’ensemble un sentiment de netteté, de naturel et de contrôle sans faille, une pure merveille !

J’arrive au trois quart de semaine de sa jeune vie et les améliorations du rôdage ont porté sur un peu plus d’ampleur, de dynamique, d’énergie, de vérité… Je vous encourage ainsi vivement à jeter deux oreilles dessus pour juger par vous même. J’espère que certains auront l’occasion de le confronter à de grandes pointures pour en savoir un peu plus à son sujet et le situer face à ses concurrents plus chers. Mon avis personnel est qu’il sagit d’un produit exeptionnel (tout comme l’était le Farfadet), plus cher que le petit frère mais à l’écoute y’a pas photo et cela justifie au moins 50% de l’augmentation, le reste se retrouve dans la présentation, irréprochable…

Marc C.

•    Marc C. – Forum LS3-5a – Posté le : 17 Février 2004 (www.ls3-5a-forum.com)

Sujet du message: Shaman parmi les préamplis « ultimes »? 

Hier j’ai eu l’occasion de comparer le Shaman avec un Conrad Jonhson pv 14 (au moins 3200 euros, je ne connais pas le prix exact) sur un système plus que correct : Enceinte Confluence Cantilène, ampli CJ mv 55 et source courti »el » (« ole », une base Marantz modifiée avec étage de sortie à tubes). Bien que ce CJ pv 14 soit bon, à mon oreille (et ce au bout de 5 secondes) il ne tient pas la comparaison avec le Shaman qui va beaucoup plus loin partout. Le CJ propose surtout du médium agréable, fruité, mettant en avant les voix. Il ouvre surtout en largeur. Le match s’arrête ici car le Shaman, plus transparent, plus fluide, plus dynamique et aéré, avec sa bande passante bien plus large en bas (là le 21 cm fait honneur au grave du Shaman qui avec du niveau ne traîne pas, lisible, tendu et rapide, un régal !) comme en haut (+ de nombreuses choses encore), propose au final une écoute plus vivante, plus prenante avec toutes les nuances dont il est capable. Les voix étaient moins suaves avec lui, mais bien plus naturelles… Bref, qui sera la prochaine victime ?

Marc C.

• Jean B. – Forum Haute Fidélité – Posté le: 20 Février 2004 (www.delphiforums.com/HAUTE_FIDELITE)
Sujet du message: Shaman vs Spectral dans les collines…

Des années que je n’ai rien changé chez moi, en suivant la petite idée que l’on peut aller assez loin dans la mise en oeuvre de bons produits pour confectionner des plats goûteux à la maison. (…) Mais bon, l’idée du moment, c’est de voir ce que pourrait éventuellement apporter un préampli de course dans un système convenablement équilibré et abouti, au moins aux oreilles de son proprio. Et hop, une double occasion fait le larron : la sortie mondiale du Shaman tant attendu et la possibilité d’essayer un préampli de légende à la maison, le Spectral DMC 12.
(on en cause là entre autres: http://www.audioreview.com/Preamplifiers/Spectral,DMC-12/PRD_118414_1591 crx.aspx ). 2800 écus pour le Shaman, le double à peu près pour le Spectral. Cela s’est passé hier matin (le cocher de la malle poste est resté à piccoler dans un bar à pintes). Précautions d’usage d’abord. Les deux bébettes sont arrivées froides, ont eu chacune une heure pour chauffer (on peut rêver mieux, un WE « installé » sur un système serait profitable aux deux bestioles), sont rodées toutes les deux. Elles s’insèrent dans un système « réglé » autour de mon vieux Mac C 26. On garde mes câbles, les préamplis seront placés sur un support (en bois chez moi, on ne se refait pas) identique. Comme Fred est à l’heure, lui, on passera un peu plus de temps à comparer le Shaman vs le C 26. Puis le Spectral vs le C 26. Et à la fin le Shaman vs le Spectral.

Les disques écoutés : Shubert / Impromptus/ Pires / DG ; Ella Fitzgerald / Sings sweet songs for swingers / Verve ; Mozart / Concertos pour deux pianos / Perrahia – Lupu / Sony ; Rimsky Korsakoff / Sheherazade / Kondrachine / Philips ; Mozart, sonate K 283 / Richter / BCC Legends ; JS Bach / Oster oratorium / Herreweghe/HM. Et pour le Shaman un peu de jazz et le fabuleux de fabuleux Brahms / Sonate N°1 pour violoncelle et piano / Sebok – Starker / Mercury.

Alors ?… Je résume. Pour le dire vite, les qualités et les défauts du Mac tels qu’ils apparaissent à l’issue de la confrontation :
– pour : la vie, la pêche, un côté roboratif, un medium très chaleureux (mâ les voix…), un grave bien là, un bas medium bien assis, d’assez beaux timbres, une belle image (m’enfin le système est plutôt ouvert de ce côté là, disons), très prenant et « musical », au sens où il rend je trouve justice à ce que j’ai l’impression d’entendre au concert.
– contre : une transparence perfectible, un aigu qui pourrait filer plus haut et plus fin, des détails qui manquent, une « beauté » des timbres que j’ai entendue meilleure sur un Hovland par exemple.

– le Spectral apporte une finesse et une beauté dans l’aigu assez exceptionnelles, un medium aigu très filé, une très grande aération et transparence (splendide sur une cantate de JSB), un recul et une ouverture de la scène sonore plus important.
– en contre, la dynamique est un peu sage, le grave un peu timide (cela manque un poil d’assise), il lui manque un petit côté « pêchu » qui fait du bien à la vie d’une interprétation (big band Jazz, attaques de piano).

Et le Shaman…. il a un « moins » par rapport au Spectral: même si son aigu est très beau et fin et ouvert, il n’a pas tout à fait la finesse délicate de celui du Spectral. Mais pour le reste… ouh la ! Il me paraît plutôt meilleur en tout : au moins autant de transparence et de détails que le Spectral (Fred dira même un poil plus je crois), une dynamique et une « patate » qui rend la musique plus jubilante (sans le côté un peu « too much » que j’avais ressenti du Farfadet chez moi), une assise meilleure dans le grave (nettement) que le Spectral, une très grande transparence, une très belle assise du medium, de très belles voix. Gros plus : les réglages graves et aigus, très « pointus ». Chez moi, j’ai retiré un demi poil de quart de c.. d’aigu (et le demi quart de ça en grave) et l’équilibre est devenu, à mes oreilles en tout cas, parfaitement linéaire. Droit de chez droit.

Sur le look, le Spectral est réputé pour sa qualité de fabrication, mais fait un peu « froid ». Le Shaman fait au moins aussi classe en qualité ressentie de fabrication, voire un poil plus (les clefs sont beaucoup plus classieuses) et – de mon point de vue – est beaucoup plus « mignon » et donne envie de l’avoir chez soi, c’est difficile d’expliquer pourquoi.

Alors au final ? (…) En vieux chat, j’aime bien les qualités et les défauts de mon vieux Mac, même si cette écoute m’a confirmé dans une opinion de fond: le préampli est une pièce maîtresse dans un système. L’aigu du Spectral et tout le reste du Shaman donne quand même une petite, petite idée de l’asymptote de ce que l’on peut avoir chez soi avec un système hifi traditionnel, il me semble en tous les cas. Un grand pré à tubes donnera sans doute un peu plus de matière et de chaleur aux timbres. Mais pas forcément la finesse et la transparence du Shaman, ni sa dynamique. Bref, on réfléchit. Mais quand même pour le Fred : deuxième appareil, on boucule sec les références mondiales. Chapeau, tout simplement. Et longue vie à Audiofolia.

Jean B.

• Fousseni T . – Forum LS3-5a – Posté le: 24 Février 2004 (www.ls3-5a-forum.com)
Sujet du message: Shaman parmi les préamplis « ultimes »?

J’ai effectué samedi une petite écoute du Shaman avec son concepteur. J’étais tellement satisfait du Farfadet que j’étais sceptique sur l’apport réel du Shaman dans mon système. L’écoute se passa bien et j’ai noté pas mal d’améliorations au niveau de la précision des détails. Mais curieusement, je fus réellement convaincu et époustouflé par l’apport du SHAMAN que lorsque je suis revenu dans ma configuration d’origine avec le Farfadet. Conclusion: je mets mon Farfadet en vente des aujourd’hui pour cause d’évolution.

Fousseni T.

Compte-rendus d’écoute du Farfadet

• Sylvain L. – Forum Haute Fidélité – Posté le: 02 Avril 2003 (www.delphiforums.com/HAUTE_FIDELITE)
Sujet du message: Audiofolia for ever

(…) Après cette mise en bouche vient le grand moment, on branche l’Audiofolia (Farfadet) et mon voyage enchanté débute. (…) Et c’est le choc.. initialement je pensais être frappé avant tout par la dynamique, l’ouverture de cette petite boule de nerf, alors qu’ici c’est l’extraordinaire qualité de timbre qui s’impose en premier à mes oreilles ahuries. Les pianos regorgent tout à coup de mille nuances et quel coffre ! Ce ne sont plus des pianos droits d’études mais de grands instruments de concert.
Billie Holiday crache son désespoir devant moi, Ella, rajeunie, swingue à perdre haleine en compagnie de Satchmo, Getz au crépuscule de sa vie s’envole dans un dernier souffle tandis que les reprises rageuses de Sonny Rollins m’atteignent aux tripes. La pâte sonore est extrordinairement pleine, riche, gorgée d’harmoniques, les timbres à la fois très matérialisés et subtiles. Il devient difficile dans ce contexte de se livrer à une analyse audiophile, j’écoute de la musique et passe fébrilement de disques en disques….

Après les timbres, ce qui frappe dans ce préampli est son abyssale bande passante, une petite anecdote est révélatrice à ce sujet, c’est la première fois que j’arrive à faire talonner mes hps sur la 5ème de Malher par Chailly et « Le temps passé » de Jonasz, non pas en raison d’un grave gonflé, mais parce que pour LA 1ERE FOIS j’ai ressenti physiquement l’extrême grave avec les 17 cm de ma petite monitor…. je n’ose imaginer ce que ça va donner avec le 30cm de mes JBL TI5000.
Autre conséquence de cette bande passante hors norme aussi bien en haut qu’en bas, l’acoustique des lieux d’enregistrement est beaucoup plus palpable, l’écoute s’enrichit d’une myriade d’informations sur les ambiances, détails, le rapport son direct/son réfléchi se révèle dans toute sa diversité. A ce stade le bilan est déjà inespéré mais malheureusement pour moi je vais encore boire le calice jusqu’à la lie au fur-et-à-mesure de l’écoute…
Aux qualités précitées s’ajoutent en effet une dynamique, une vie peu communes. La restitution est toujours alerte, de l’air circule entre les musiciens bien que mes Aliantes ne soient pas les hps les plus vifs qui soient. La focalisation est extrêmement précise et quelle ouverture ! Jamais la restitution n’apparaît crispée, les sons amalgamés et ce, sans projection ni surdéfinition artificielle. La transparence, l’abondance d’informations sont parfaitement intégrées au message musical et contribue au naturel de la restitution, aux nuances des interprétations, aidés en cela par la qualité de la micro-dynamique et la fulgurance des attaques. J’ajoute que côté image le relief m’a particulièrement impressionné, ce qui est flagrant sur les choeurs par exemple.

Cerise sur le gâteau, et une des particularités de ce préampli, les correcteurs de tonalité. Plusieurs d’entre vous connaissent ma prédilection pour le Jazz hors, si quelque chose m’agace, c’est bien la propension des ingés son à pousser le grave sur les enregistrements récents, ce qui rend inaudibles et peu réalistes les contrebasses par exemple. Grâce aux correcteurs, le problème disparaît comme par enchantement, fini les basses body buildées et ce SANS DENATURER LE RESTE DU MESSAGE. Le grave revient au niveau du reste et l’écoute se rééquilibre de même, les vieux enregistrements agressifs avec beaucoup de souffle bénéficient grandement d’une diminution de l’aigu, pour le plus grand bien des sifflantes.
(…) Cet appareil représente à mon sens l’aubaine à ne pas manquer pour l’audiophile, pardon le mélomane du 3ème millénaire, eut égard non seulement à son étourdissant rapport qualité/prix mais tout simplement à ses qualités intrinsèques. Quelques pré HDG (haut de gamme) sont passés chez moi et comment dire, la comparaison avec cette petite boîte est parfois cruelle, aucun n’atteignant un tel bouquet de qualités, une telle homogénéité, quant au prix…
Il serait difficile de citer tous les disques passés dans l’excitation du moment (5 heures d’écoute environ) l’éventail allait du baroque au contemporain avec une majorité de jazz. Un très grand bravo à ses concepteurs et surtout merci.

Sylvain L.

• Jérôme B. – Forum Home Cinéma – Posté le: 19 Février 2003 (www.homecinema-fr.com)
Sujet du message: Un préampli au-dessus du lot !

Il est enfin arrivé ! Après des mois d’attente et parfois d’incertitude, l’AudioFolia est né et bien né ! (…)
J’ai suivi sa gestation de près en testant chez moi les différents prototypes qui ont présidé à sa forme définitive. Convaincu que le préampli est la pièce maîtresse d’un système, je m’étais mis en quête de l’appareil absolu. Celui qui magnifiera mon système. Mes recherches m’ont amené à écouter des PV10, PV14, un REVAR, un autre Conrad Johnson – le Premier Three -,… Mais plus les versions « BETA » de l’AudioFolia se succédaient et plus cela s’améliorait…
A vrai dire, le Premier Three a un moment tenu la corde. Mais il y a des évidences qu’il faut savoir reconnaître. L’AudioFolia est tout simplement ahurissant ! Ahurissant en termes de dynamique et d’ouverture. Il redéfinit la taille des enceintes et donc de la scène sonore. Du coup, mes LS3/5a ont hérité d’un 30 cm dans le grave. Les mots me manquent presque pour qualifier l’impact de ce préampli sur mon système. Hier, en l’écoutant tout en faisant autre chose, je me suis surpris à relever la tête en redécouvrant une dimension nouvelle à l’interprétation de mes disques.
Autre aspect et non des moindres, il est équipé de vrais correcteurs de tonalité. Je veux dire par là qu’en les actionnant on ne creuse pas le médium au fur-et-à-mesure que l’on augmente le grave et l’aigu. En conséquence, on récupère toute sa lisibilité au message sur l’ensemble de la bande passante lors d’écoutes à faible niveau, sans générer d’effet loudness.

En conclusion, si vous voulez vivre un grand moment de vérité à partir de votre système, procurez-vous ce préampli. Le seul risque que vous encourrez est de ne plus pouvoir vous en séparer… Vous voilà prévenus !

Jérôme B.

• Marc 75 – Forum Home Cinéma – Posté le: 05 Avril 2003 (www.homecinema-fr.com)
Sujet du message: audio FOLIA

Le préampli Audiofolia (Farfadet) est meilleur que mon préampli Audio Research Reference 2 MKII à 18 000 €. Constat de 6 heures d’écoutes sur mon système…
Etonnant, non ?
(…)
Regardez sur audiogon, dans les revues américaines, allemandes, … L’Audio Research Réference 2 est considéré comme l’une des références mondiales avec des appareils comme ML 32, Einstein « the tube », Cello Encore, Accuphase DC 330. C’est un excellent préampli, j’ai pu l’écouter aussi dans d’autres config. qui marchaient fabuleusement bien. Le fait est plutôt que l’AudioFolia est réellement exceptionnel. La dynamique est incroyable. La bande passante terrible (pourtant l’Audio Research descend bas) Et surtout la musique est plus filée, plus soyeuse, mais pas au détriment de la définition.
(…)
Quelques précisions de plus sur « meilleur » :

1. bande passante : extrêmement large, plus bas que l’Audio Research, mais avec la bonne idée d’avoir installé des correcteurs grave-aigu qui facilite la mise en oeuvre de certains disques (les opus descendent bien bas).

2. précision : il y a autant de détails et de discernement avec les 2 préamplis, l’AudioFolia les lie par contre mieux les uns avec les autres, le résultat est plus fluide.

3. timbres : nette préférence pour l’AudioFolia, grâce à cette liquéfaction. Matière et richesse harmonique sont bien au rendez-vous.

4. macro-dynamique : AudioFolia vainqueur ! une pêche pas croyable.

5. ambiance et vie (micro-dynamique) : Peut-être encore plus convainquant avec l’AudioFolia. Avec Marc, on est resté scotchés sur un La Cenerentola. Marc ne voulait plus zapper. On y était. Beaucoup de naturel, d’ambiance de salle, de nuances.

6. scène sonore : Re-AudioFolia, seul mettant en oeuvre la 3ème dimension sur certains disques. Très grande précision de placement. Sur un opéra, ça ajoute beaucoup au réalisme.

Marc B.

• Choukard – Forum Home Cinéma – Posté le: 21 Avril 2003 (www.homecinema-fr.com)
Sujet du message: audio FOLIA

Il ne faut pas oublier que l’AudioFolia (Farfadet) est vendu 1500 euros. Il est comparé ici avec des engins valant jusqu’à 10 fois plus. C’est le préampli le plus universel, le plus à même de s’intégrer dans n’importe quelle chaîne et avec n’importe quelle acoustique. Je sais de quoi je parle car j’ai eu la chance d’écouter les deux moutures de prototypes qui ont précédé la version finale et ce fut un choc à chaque fois !
(…)
Je cite en vrac quelques matériels que j’ai écoutés (chez des particuliers et à chaque fois parfaitement mis en oeuvre) depuis quelques années et qui m’autorisent à penser que l’AudioFolia est un préampli plus qu’exceptionnel:

Sources vinyles: – Planar 3 + Denon DL 103 – Denon DP 60 + Denon DL 103 – Goldmund Studio + T3 + Denon DL 103 – Basis Debut Gold + Graham 2.0 + Van d Hul MC One – Well Tempered Signature + Benz Micro Ruby – Basis Debut Gold Vacuum + Graham 2.0 + Lyra Parnassus Dct.

Sources numériques : Onkyo Grand Integra DX 6990 – Studer A 730 – Studer D 730 – Wadia 861 – Mark Levinson 31.5 + DAC Cello Amplis intégrés – NAD 3020i – Audio Analogue Grand Maestro – Jadis DA 30.

Préamplis: Conrad-Johnson PV 10 – Audio Research SP 9 – Audio Research LS 22 – Conrad-Johnson Premier Three + Prépré Conrad-Johnson Premier Six – Audio Research SP 11 MK II – Cello Audio Suite.

Amplis: Audio Research Classic 30 – Audio Research Classic 60 – Conrad Johnson MV 50 – Audio Research D 90b – Conrad Johnson Premier Four – Jadis Defy 7 – Audio Research Classic 150 – Cello Performance II.

Enceintes: Rogers LS 3/5a (pieds Target) – Sonus Faber Minima Amator (pieds Target) – JBL 4344 avec socle granit – Proac Response 3 – Magnepan Tympani 1D – Aerial 10 T (socles Sound Anchors) – Wilson Audio Watt/Puppy 5.1 Pièces traitées acoustiquement avec Tubes traps et Rooms Lens.

Je conçois cependant qu’il est des évidences qu’on ne perçoit qu’à l’expérience.

Thierry M.

• JVIENETLEGUE – Forum Haute Fidélité – Posté le: 13 Mai 2003 (www.delphiforums.com/HAUTE_FIDELITE)
Sujet du message: Encore une victime du prampli atypique

La « bête » vit chez moi depuis le Premier Mai, livré par le constructeur himself (il y a encore des gens à qui le travail ne fait pas peur). Il s’agissait au départ d’une simple démo mais cela a fini par un achat, tant l’appareil m’a enthousiasmé: ce n’est certes pas par son look, plutot évocateur d’un radio-réveil coréen des années 60 (faut pas compter sur lui pour frimer des beaux-frères béotiens en matière d’audiophilie) mais le « toucher » est agréable, l’appareil est dense, les potentiomètres et autres sélecteurs sont fermes et précis, c’est très propre et bien fini.

L’écoute est « phénomènale » de dynamique, de précision et de « matière », tout en restant parfaitement timbrée (après quelques jours de mise sous tension, l’aigu trouve un « fruité » qui peut-être lui manquait un peu initialement, par rapport à mon préampli hybride). Ce préampli est un petit costaud, un teigneux, l’écoute est virile, rentre-dedans, « c’est un préampli d’homme », et du grave c’est sûr « y en a d’dans »: la bande passante « abyssale » rend mon caisson de grave (un 38cm motorisé par 330 W) superflu, même avec des DVD très démonstratifs, et carrément de trop sur la musique (pourtant coupé en passe-bas à 40 Hz !). Il possède des correcteurs de tonalité qui n’influencent absolument pas le médium et permettent d’équilibrer l’écoute sans nuire à l’intelligibilité des voix.
Je pourrais parler aussi de l’entrée phono qui dynamise l’écoute de mes vinyles lus par une DL 103 et tranfos. J’ai d’ailleurs quelques « super 45 tours » qui tiennent la dragée haute aux SACD en matière de dynamique.
Bref, l’Audiofolia (Farfadet) est une réussite totale. Il a un look et une écoute de « platine » et je souhaite qu’il permette à son constructeur de se faire des bijoux (de famille) du même métal.

Jacques.V.

• OLIVIER49 – Forum Haute Fidélité – Posté le: 14 Mai 2003 (www.delphiforums.com/HAUTE_FIDELITE)
Sujet du message: Encore une victime du prampli atypique

Ma rencontre avec le « Farfadet ». Résumé des épisodes précédents : Si je suis né amoureux de musique, je ne suis pas né technicien. C’est cette année que quelques moyens financiers nouvellement amassés m’ont fait courir les revendeurs Hi-Fi pour tenter de trouver la « chaîne » de mes rêves. Pour l’instant j’en suis là : Thule Audio CD150B Digit II, TD Rega 3, Etalon Exampli, Jean Marie Reynaud Evolution 3. Je possède aussi un ampli intégré Thule IA100, que j’avais acheté avant l’Etalon (trouvé d’occase), et qui a la possibilité, par un petit switch, de séparer section préampli et étages de puissance. Et puis je suis tombé dans ce forum. Et puis, j’ai lu, écouté, découvert, appris plein de trucs étonnants qui entamaient sérieux mes idées reçues. (…)

Je suis heureux de vous livrer ici mes impressions, avec mon langage à moi, modeste amoureux de musique et de beau son.
Je suis rentré dans ma campagne Angevine vers 22h30, venant de Paris. Je ne me suis pas couché avant 4 heures du mat… J’ai connecté le préampli Audiofolia à l’étage de puissance du Thule IA100. Petit à petit, écoute après écoute, je me suis rendu compte de l’apport de ce truc. Quelle vie ! Mon Thule, réputé fin et transparent mais doux, s’est carrément réveillé. Quelle pêche ! Les 100 W, que je trouvais faiblards, ont été transfigurés et j’ai gagné un nouveau volume impressionnant. Beaucoup de dynamique donc et des sons parfaitement détourés, propres, nets, chaque instrument à sa place, avec beaucoup d’air entre eux.
Le lendemain, je n’ai eu qu’une hâte en me levant : vérifier que ce que j’avais entendu la nuit était vrai. Ca l’était ! Première impression largement confirmée. J’ai baigné pendant ces quelques jours dans une écoute qui m’a rempli de satisfactions et, bien souvent, amené à de belles et fortes émotions.
(…) Ce qui saute aux oreilles c’est cette vie, cette force, cette dynamique, et ce découpage parfait autour des notes. C’est comme si on ouvrait une porte, comme si un voile tombait. Tout devient clair, immédiat, vif, musclé. En outre, la scène sonore est ample, généreuse, et les interprètes bien à leur place, proprement.

J’ai réécouté beaucoup de mes CD, avec toujours une sensation de redécouverte complètement magique et parfois des surprises à en avoir la gorge serrée. Je crois me souvenir par exemple de la redécouverte, en vrac et dans des styles bien différents, de la « vieille » Passion St Matthieu de Bach par Leonhardt; des concerti grossi de Corelli qui me caressaient encore plus que d’habitude; de quelques morceaux des Jefferson Airplane (« Lather » et « Triad » sur l’album Crown of Creation) qui m’ont scotché alors que je ne les avais pas écoutés depuis… mettons 20 ans; de magnifiques chansons des Nits (groupe Hollandais très précieux et que je conseille vivement) qui devenaient encore plus magnifiques, émouvantes, proches, comme si tout ce petit monde se trouvait dans la pièce. J’avais l’impression que je pouvais même écouter des trucs dont je ne suis pas friand, genre quatuors romantiques, et leur prêter une nouvelle oreille.

Olivier B.

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