Réchigneront s'ils le veulent les esprits chagrins, le vinyle a opéré un vrai retour au premeir plan. C'est que les qualités de la galette noire sont perçues aujourd'hui à l'aune de vingt ans d'omniprésence numérique savamment orchestrée par le marketing.
Loin de moi l'intention d'un passéisme hors de propos, il est évident que la course du progrès technique pointe une dématérialisation grandissante des supports musicaux. Peut-être en partie à cause de cela, mais aussi en raison de vraies qualités musicales, le vinyle ne fait pas pour autant partie du passé, certains constructeurs ne l'ayant d'ailleurs jamais abandonné, d'autres y venant ou y revenant.
De plus en plus de mélomanes et d'audiophiles réclament des matériels, réapprennent pour les plus anciens les gestes oubliés ou, pour les plus jeunes, découvrent avec bonheur et souvent stupéfaction ce que peut faire une platine bien réglée avec un matériel de qualité.